Dédales

DédalesClaude est une tueuse psychotique dans laquelle vit plusieurs identités. Brennac, psychiatre, va la rencontrer et essayer de la comprendre. De son côté, Matthias, un profiler un peu mystique va aider la police à faire la lumière sur cette histoire.

Derrière cette affiche mystérieuse et ce nom mythologique se cache l’une des bonnes surprises du nouveau cinéma de genre français. Reprenant quelques éléments du profiler à l’américaine, mais en y mettant une vraie teneur propre et une ambiance.

Divisé en deux parties se chevauchant, le film alterne la recherche du coupable et la psychanalyse de Claude (Sylvie Testud). Se reposant sur trois acteurs principaux inspirés, Manzor arrive très vite à faire partir cette histoire très bien ficelée. Testud a la charge d’interpréter (brillamment) cette femme au caractère changeant avec un talent indéniable, Wilson nous offrant un rôle plus classique, en psychiatre. Mais c’est de Diefenthal, dont on espérait vraiment plus rien, que vient la surprise puisqu’il incarne un profiler aux visions paranormales avec une précision qu’on n’attendait pas.

Comme souvent dans ce genre de film, l’ambiance est un élément important à la réussite du film. Très sombre et sale, on rentre vite dans le film et la progression des deux trames principales fait monter une tension lentement mais surement. Et il faut bien dire que sans une fin ratée, on pouvait crier à un beau coup. Mais cette conclusion qui arrive comme un cheveu sur la soupe pour tout expliquer en 45 secondes semble un peu légère pour terminer une enquête pourtant bien conçue et un esprit torturé.

On sort donc un peu médusé par cette queue de poisson finale, mais plutôt emballé par ce thriller ambitieux qui sonne une fois de plus le retour du film de genre à la française.

De battre mon coeur s’est arreté

De battre mon coeur s'est arretéTom semble avoir trouvé sa voix dans l’immobilier, en tant que marchand de biens. Suivant son père, déjà dans le métier, il n’hésite pas à faire quelques coups bas pour mener à bien son affaire.
Pourtant, en rencontrant l’ ancien impresario de piano de sa mère, décédée depuis, il se rend compte que sa vie est peut-être dans la musique.

Remake adapté de ‘Melodie pour un tueur’, de James Toback, le nouveau film de Jacques Audiard n’est pas qu’un superbe titre, c’est aussi un magnifique film poignant et profond.

Avec une vue quasiment à la première personne, autour du personnage de Tom, Audiard nous embarque dans un choix de vie plus que dans des aventures. Il saisit très bien l’essence du personnage pour nous faire partager au plus près les hésitations et les motivations d’un homme arrivé à une étape charnière ou la décision, quelle qu’elle soit se doit d’être faite.

Caméra à l’épaule, il choisit une réalisation résolument originale, pleine de ruptures et de cassures, pour symboliser les deux vies. Alternant les plans superbes visuellement et plein de sens, il peut compter sur l’éclosion complète d’un acteur fantastique. Romain Duris obtient probablement ici son meilleur rôle, le plus complet. On connaissait tout le talent du jeune Tomasi du ‘Peril Jeune’, mais il semble, dans ce film, avoir encore pris une dimension supplémentaire, d’une aisance assez folle en toute circonstance.

Intelligent et réfléchis, le film se construit ainsi peu à peu, une pierre après l’autre, à mesure que se construit Tom. Car l’avancée dans l’histoire n’a effectivement comment seul but que de développer le personnage principal. Le rapport de Tom au piano est particulièrement bien traité ressemblant souvent à une respiration, un souffle. L’instrument, en prolongement du personnage lui permet enfin de vivre.
Cela n’empêche pas Tom d’avoir une personnalité propre, bien au contraire. A la limite du machisme, irrascible et pas toujours agréable, il est très loin du héros sans faille, et le rend donc sans doute encore plus appréciable.

Film d’auteur ambitieux, ‘De Battre mon coeur s’est arrété’ parlera sans doute à énormément de spectateurs puisque le sujet est particulièrement évocateur et fort. L’interprétation et la réalisation en font, sans aucun doute, l’un des temps forts de cette première partie de l’année 2005.

Dark Water – remake US

dark waterFranchement, qui attendais quelque chose de ce remake de « Dark Water » ? Petit topo sur les réticences (légitimes) qu’on pouvait avoir avant le lever du rideau :

1/ Déjà l’original est un chef d’oeuvre. Rien de moins que le meilleur film de trouille japonais de ces dix dernières années. Et le meilleur film de Nakata. Cette histoire de fantôme cachait un drame humain très touchant sans jamais omettre de faire sursauter le spectateur. Une ambiance suintante, une musique stridente et un final de toute beauté finissaient par emporter l’adhésion du spectateur le plus allergique aux films d’horreur.

2/ Walter Salles n’y connaît rien en horreur. On l’aime bien Salles lorsqu’il nous raconte le parcours du Che dans son « Carnet de voyage ». Mais franchement, qu’est-ce qu’il y connaît en trouille viscérale ?

3/ Le fric encore et toujours . Le caractère mercantile de ce remake n’est pas à prouver. Il s’agit d’un banal film de commande, histoire de faire perdurer un peu plus le succès inespéré du remake de « Ring ».

4/ La sortie du film a été repoussée. Lorsque les exécutifs ont vu le résultat, ils ont pris peur, mais pas vraiment dans le bon sens. Résultat sortie repoussée de plusieurs mois sur les écrans américains.

5/ La bande-annonce du film. Comment ne pas être déçu au vu de la bande annonce ? On savait déjà qu’on s’acheminait vers une copie sans âme du film original.

Alors qu’en est-il ?

1/ Evidemment, on est loin du chef-d’oeuvre. L’aspect dramatique du film est bien prégnant. La réflexion sur le couple initiée par Nakata trouve un bon écho dans le film de Salles qui nous offre une belle galerie de tronches. A commencer par la sublime Jennifer Conelly, parfaite en mère à la déroute.

2/ Un drame teinté d’horreur ? Que nenni ! Si l’aspect dramatique est présent, côté horreur que dalle ! Salles évite soigneusement toute image spectrale vidant le film de sa substance horrifique.

3/ Visuellement le film est superbe. Malgré le côté « passage obligé », Salles soigne sa mise en scène. Ultra léchés, les décors contribuent grandement à installer une ambiance délétère, assez proche du film original. Les personnages sont tous bien caractérisés et Salles soigne vraiment sa mise en scène.

4/ On devine aisément pourquoi la sortie du film a été repoussée. D’un côté le scénariste semble aller vers le plagiat à sens unique. Le réservoir d’eau sur le toit, la cigarette écrasée sur le bouton de l’ascenseur, l’appartement du dessus etc. Presque toute l’intrigue du film est copiée sur l’original. Problème, Salles fait tout pour éviter de pencher trop vers l’horreur. Au final, la fin et donc le sacrifice de Dahlia, ne cadrent plus du tout avec la mise en scène sobre de Salles. Cette histoire de fantôme si réaliste et troublante chez Nakata est ici sans cesse rationalisée. Voir les jeunes qui seraient responsables du dégât des eaux ou encore tout ce qui concerne la jeunesse de Dahlia. Un trop plein « d’explications » qui n’ont rien à faire dans le film.

5/ Plantage intégral ? Et bien non ! L’atmosphère est crédible, les personnages sont vraiment bons et la mise en scène très raffinée. Sans Walter Salles derrière la caméra et Jennifer Conelly devant, le film n’aurait pas valu tripettes. Alors certes la déception est immense mais la pilule passe bien. Si on oublie l’original.

Daredevil

DaredevilMatt Murdock, avocat et aveugle mène une double vie : au barreau la journée et justicier la nuit. Ayant reçu accidentellement des produits toxiques dans les yeux étant jeune, il est atteint de cecité, mais ses autres sens se sont considérablement développés. Il a donc l’étoffe pour régner sur Hell’s Kitchen en tant que Daredevil.

Nouvelle collaboration entre la Marvel (grande entreprise de Comics) et Hollywood après Spider-man ou X-men, les premières images et les choix de casting pouvaient déjà faire angoisser tous les fans du diable rouge. Et malheureusement, le résultat à l’écran semble conforter toutes ces craintes.

Car Mark Steven Johnson (qui réalise ici son second film), qui se prétend fan du comics, propose un travail qui ne respecte en rien le personnage aussi bien visuellement (costume, look général) qu’au niveau de ses habitudes (accident transformé, « caisson » pour dormir). Il ne suffit en effet pas de quelques caméos de star du comics (Kevin Smith, Stan Lee) ou de citer quelques dessinateurs ou auteurs au détour du film pour cerner un personnage.
Mais outre ces manquements, c’est tout d’abord un film raté pour nombre d’autres raisons.

Les personnages secondaires sont ici très mal traités. Elektra est sans intérêt autre que plastique et les deux méchants (Bullseye et Kingpin) sont assez pitoyablement retranscrits. Le premier se prend pour Jim Carrey en méforme tandis que le second semble incapable de se mouvoir, rendant le combat final à la limite du ridicule. Quand on sait qu’un héros est souvent jugé par la qualité de ses méchants, on se mord les doigts. Et c’est sans compter l’interprétation de Ben Affleck, sans conviction, ni émotion.

Autre point négatif : le film est plutôt laid à regarder. On aurait pu espérer avoir un resultat propre et net, mais en général, la coupe clipée (on ne compte plus les effets stromboscopiques qui n’amènent rien) et la photo mal choisie donne un résultat désagréable. Le seul point à épargner étant la vue « radar » de Murdock, pas trop mal rendue, même si on a une petite impression de déjà vu.

En dehors de ce point, on est proche du naufrage pour un film qui se prend extrêmement au sérieux (il faut dire que le personnage oblige un peu cet atmosphère) mais qui est malheureusement assez souvent ridicule. Un coup d’arrêt qu’on espère momentané pour la Marvel qui a en ce moment un
nombre important de projet avec hollywood. Préférez donc le comics plutôt que ce blockbuster en de nombreux points raté.

Danse ta vie

Danse ta vieLa vie à l’intérieur de la fomation de l’American Ballet Academy, la formation américaine de réference pour les danseurs.

Difficile de se prendre pour cette histoire relativement classique et on ne peut plus niaise. La danse ayant déjà donné lieu à pas mal d’adaptations (Fame, Iwanna live forever !), on s’attendait à un truc un petit peu original.
Malheureusement, le scenariste devait être malade ce jour là, car l’histoire semble éculée et classique au possible.
Les personnages sont tous caricaturaux : la méchante et égoïste, la gentille, la rebelle… Du déjà vu.

Le tout nous donne plus l’impression d’un téléfilm que d’un long métrage destiné au cinéma car il n’apporte vraiment pas grand chose.
L’histoire se déroule sans histoire et tout se termine en Happy End bien horripilant.

Le problème vient d’un sentiment de travail mal fini. A part quelques scènes de danse assez bien réussie (notamment à la fin), on a droit à toutes les facilités pour vouloir donner des émotions à la va vite : des amourettes inutiles, des vacheries entre danseuses, des larmes pour un oui ou un non… finalement, ça nous lasse plutôt qu’autre chose.

« Danse Ta vie » n’est donc pas une vraie daube, mais n’offre pas d’intérêt globalement. La note est généreuse car certaines scènes sont plutôt bien faites et qu’on ne voit pas vraiment de mauvaise volonté. Ce n’est donc pas le nanard du siècle, mais on évitera au possible de passer une soirée devant ce téléfilm.

Nous nous sommes étonnés nous même à aller voir « Danse ta vie », qui est aux antipodes de nos goûts cinématographiques pourtant assez larges. Et pour cause ! Le film nous propose de nous plonger durant une heure et demie au coeur d’une prestigieuse école de danse.

Sans doute un amateur convaincu peut-il prendre du plaisir à voir un tel film mais nombreux sont ceux qui s’ennuieront dès les premières minutes. On se rend en effet très vite compte de la supercherie : le scénario, d’une banalité à faire rougir « La croisière s’amuse », présente un groupe de jeunes passionnés de danse tous plus stéréotypés les uns que les autres. L’histoire n’est qu’un vague prétexte pour montrer des chorégraphies de ballets, certes souvent de qualité et assez bien filmées, mais qui ne passionneront qu’un public extrêmement restreint (et qui préfère sans doute par définition aller voir un ballet qu’un film au cinéma !). Seule la chorégraphie finale de danse moderne distrait un peu plus. Elle laisse malheureusement vite place à une fin des plus mielleuses.

Vous l’aurez compris, il vaut mieux éviter d’aller voir « Danse ta Vie ». Il pourra plaire aux amateurs de ballet artistique. Encore qu’à choisir, il ferait mieux de revoir « Fame », star incontestable de sa catégorie.

Les techniques pour numériser des cassettes hi8 sur DVD

hi8Lassé de vos cassettes HI8, vous aimeriez les sauvegarder sur DVD. Keepmovie va vous montrer comment numériser HI8 sur un DVD.

Pour la copie d’un VHS sur un DVD à l’aide d’un lecteur de DVD enregistrable le procéder n’est pas du tout nouveau, le plus chez Keepmovie est le travail de professionnel de ses agents et aussi l’utilisation des appareils sophistiqués de la société.

Chez Keepmovie l’utilisation d’un lecteur de DVD qui fait des enregistrements et aussi avec la possibilité de brancher instantanément deux prises péritel, ou si votre lecteur de DVD à la possibilité de faire entrer S-Video ou composite, la société aura la possibilité de faire le transfert de vos cassettes HI8 sur de matériel de stockage DVD directement. Pour ce faire, le lecteur de DVD doit être relié à la télévision. Ensuite, elle raccorde votre magnétoscope sur le lecteur de DVD enregistrable, ceci se fait soit à l’aide d’une prise péritel qui doit être à brancher sur la seconde entrée Péritel du lecteur de DVD ou via un adaptateur RCA/S-Video ou encore directement sur l’entrée S-Video ou composite. Par la suite, les spécialistes d’Keepmovie insèrent le DVD-R (DVD Recorder) dans le lecteur récepteur du lecteur de DVD enregistrable. Une fois que c’est fait, les agents sélectionnent la source à enregistrer, c’est-à-dire le magnétoscope enregistreur. Ensuite, on lance la lecture sur le magnétoscope et en même temps, on lance l’enregistrement sur le lecteur de DVD.

Keepmovie utilise des appareils de derniers cris et très performants. Si les techniciens sont des professionnels, les DVD obtenus renferment des images de haute qualité et des sons de hautes fidélités. Tous les DVD sont des produits qui suivent les normes des numérisations internationales. Vous ne vous lasserez jamais de les écouter, même avec votre lecteur de salon familial.

Dans la peau de John Malkovich

Dans la peau de John MalkovichUn marionnettiste se fait embaucher dans un centre administratif et découvre par hasard un passage qui mène directement dans la tête de l’acteur John Malkovitch !

Le décor du film le plus disjoncté de l’année est planté. Malgré les apparences, il ne s’agit pas d’une grosse farce absurde d’1h30. En effet, Spike Jones établit une véritable réflexion sur ce qui pousse à rester en vie : le désir d’assouvir sa passion (ici, l’art de la marionnette) sans jamais y parvenir. Le réalisateur joue donc sur deux tableaux puisque derrière l’aspect « délire improvisé » se dessine un scénario où tout a été prévu, de l’évolution des relations du couple de départ au dénouement plutôt pessimiste et du choix de J. Malkovitch à celui d’accéder directement dans sa tête.

Et finalement, grâce à la qualité de la réalisation, tout ceci est digeste : le film est drôle, J.Malkovitch joue parfaitement son rôle de « possédé », et certaines séquences, par leur originalité, flirtent avec le culte. Il s’agit donc d’un film très maîtrisé qui méritent réellement le détour.